Grands Lacs: Semaine du 23 au 29 avril 2016

Éphémérides G.L. – Semaine du 23 au 29 avril 2016

Hommage au génial musicien Papa Wemba décédé en concert ce 24 avril à Abidjan

RESUME : En RDC, la situation politique continue à se dégrader, particulièrement à Lubumbashi. L’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi y a lancé une manifestation qui a été immédiatement interdite (RDC_4) : à l’issue de celle-ci, quatre membres de sa garde rapprochée dont un Américain, ont été arrêtés (RDC_7). Dans la même ville, neuf militants d’un autre parti katangais, l’UNAFEC de Gabriel Kyungu, ont été condamnés à des peines de deux à dix ans de prison pour « destruction et rébellion » à l’issue de heurts avec la police la semaine dernière (RDC_3). Toujours à Lubumbashi, le siège d’un autre parti katangais d’opposition, l’UNADEF de Charles Mwando, a été incendié par des inconnus (RDC_8). Enfin, deux fils de Pierre Lumbi, ancien ministre et ancien conseiller du président Kabila, passé dans l’opposition (G7), ont été arrêtés à Lubumbashi par les services de renseignement pour détention d

À Kinshasa, une autre formation d’opposants, la « Dynamique de l’opposition », a pu tenir son meeting sans incidents bien que la manifestation ait été interdite par le gouverneur provincial (RDC_6). Avec le G7, cette formation réitère que les élections se tiennent à la date fixée constitutionnellement et soutient la tenue d’une primaire qui puisse présenter une candidature unique de l’opposition, une idée qui avait été proposée par Moïse Katumbi (RDC_9).

Pour ce qui regarde le dialogue national qui doit régler la problématique des élections, l’UDPS réclame la « paternité » de la liste des opposants qui doivent siéger au comité préparatoire de ce dialogue dont les dates de réunion ne sont toujours pas fixées (RDC_10). Enfin, pour ce qui regarde les élections elles-mêmes, le gouvernement s’est engagé à allouer une première tranche de 30 millions $ à la CENI dont le président a annoncé que le matériel pour la révision du fichier électoral allait être testé le 7 mai prochain (RDC_11).

Sur le plan diplomatique, le Secrétaire général des N.U. a demandé au président congolais, lors de son passage à New York, d’apaiser les tensions politiques pour que des élections « crédibles et pacifiques » puissent se tenir en fin d’année (RDC_12). De son côté, le ministre belge des Affaires étrangères attend de la CENI qu’elle boucle rapidement le calendrier électoral et a lui aussi appelé à la tenue d’un dialogue politique (RDC_13).

Dans le domaine de la sécurité, on signalera que la société civile a enregistré une vingtaine d’attaques et vols armés depuis le début de ce mois dans la ville de Beni (RDC_1), tandis que, dans le territoire de Walikale, une vingtaine de combattants d’un groupe de Raïa Mutomboki se sont rendus aux FARDC (RDC_2). Enfin, dans le territoire de Masisi, un groupe de la milice hutu Nyatura, sans doute appuyé par des combattants du FDLR, ont attaqué une position des FARDC (RDC_2_1).

Au Burundi, où la situation économique tourne au désastre (BUR_3), les attentats continuent à se produire dans la capitale : le ministre des Droits de l’homme a été blessé dans une attaque à la grenade, tandis qu’un général tutsi, conseiller du premier vice-président en matière de sécurité, ainsi que son épouse et sa fille ont été tués par des hommes qui n’ont pu être identifiés. Par ailleurs, plusieurs civils et un militaire ont été tués ou blessés lors de l’attaque d’un bar dans la capitale (BUR_1) (BUR_2) (BUR_3_1).

Sur le plan de la justice, la procureure de la CPI a annoncé l’ouverture d’un examen préliminaire, étape préalable à une enquête, sur les violences commises au Burundi depuis avril 2015. Les autorités burundaises ont réagi aux accusations lancées contre le Burundi en parlant de « mensonges » et de « manipulations » (BUR_4).

Sur le plan diplomatique, c’est le statu-quo qui prévaut. Le président angolais qui préside la CIRGL s’est engagé à tenter de ramener le régime burundais à la table des négociations (BUR_5). De son côté, l’ancien président tanzanien, devenu le nouveau facilitateur après la médiation avortée de Museveni, se dit prêt à relancer un dialogue qui reste bloqué : le gouvernement burundais exige d’avoir un droit de regard sur les participants à celui-ci, tandis que l’opposition locale regroupée autour du CNARED entend mettre sur la table la question du troisième mandat de Pierre Nkurunziza (BUR_6). Par ailleurs, des divergences de vue persistent au Conseil de Sécurité de l’ONU tant sur la taille de la force de police à envoyer au Burundi que sur son déploiement lui-même (BUR_7).

http://www.radiookapi.net/2016/04/24/actualite/culture/le-chanteur-congolais-papa-wemba-est-decedehttp://www.rfi.fr/afrique/20160424-disparition-papa-wemba-embleme-musique-africaine

BURUNDI

Sécurité, Armée…

(BUR_1) AFP – 24/4

Le ministre burundais en charge de Droits de l’Homme, Martin Nivyabandi, et son épouse ont été légèrement blessés dimanche dans une attaque à la grenade alors qu’ils sortaient d’une messe à Bujumbura, a annoncé à l’AFP le maire de la ville.

“Une grenade a été lancée dans le parking de l’église « Guérison des âmes » de Nyakabiga au sortir de la messe alors que le ministre Nivyabandi et son épouse s’approchaient de leur véhicule pour rentrer chez eux”, a affirmé à l’AFP Freddy Mbonimpa, maire de Bujumbura.

“Ils ont été blessés très légèrement par son explosion et leur véhicule a été fortement endommagé”, a expliqué M. Mbonimpa. “Ils n’ont eu que quelques égratignures et ont regagné leur domicile après des soins dans un hôpital”.

Le maire a évoqué des “criminels armés”, terme qui désigne dans la terminologie officielle burundaise les membres de nouveaux mouvements rebelles issus de la contestation du 3e mandat du président burundais Pierre Nkurunziza.

Selon le maire de Bujumbura, le ministre burundais, qui était accompagné de policiers chargés de sa sécurité, “était probablement visé, car tout le monde savait qu’il fréquentait régulièrement cette église de Nyakabiga avec sa famille, pour la messe de dimanche”.

Lire aussi sous :

http://www.jeuneafrique.com/319851/politique/chronologie-an-de-crise-burundi/

(BUR_2) AFP – 25/4

Un général tutsi, conseiller du 1er vice-président burundais en matière de sécurité, a été tué, ainsi que son épouse et sa fille, dans une attaque menée lundi matin à Bujumbura par des hommes non identifiés, a-t-on appris de sources sécuritaires.

Le général Athanase Kararuza était en train de déposer sa fille devant le lycée du Saint-Esprit dans le quartier de Gihosha lundi vers 07h15 lorsqu’il a été attaqué et tué par un groupe fortement armé, a rapporté un haut responsable burundais, sous couvert d’anonymat. “Ils l’ont attaqué à la roquette et à la grenade, sa garde a essayé de répliquer mais malheureusement, le général Kararuza et son épouse ont été tués sur le champ”, a-t-il dit. “Sa fille a succombé à ses blessures à l’hôpital, alors que les médecins tentaient l’impossible pour la sauver”, a poursuivi le responsable burundais.

Plusieurs autres sources sécuritaires haut placées et le responsable de la communication de la présidence burundaise, Willy Nyamitwe, ont confirmé l’attentat et la mort du général.

Le général Kararuza, issu de l’ancienne armée dominée par la minorité tutsi, les ex-FAB (Forces armées du Burundi), a été notamment commandant adjoint de la composante militaire de la mission de paix de l’ONU en République centrafricaine entre fin 2013 et fin 2015. Il avait été récemment nommé conseiller du 1er vice-président burundais, Gaston Sindimwo, issu de la minorité tutsi.

Lire aussi sous :

http://www.levif.be/actualite/international/le-burundi-en-crise-depuis-un-an-s-enfonce-dans-la-violence/article-normal-493571.html

(BUR_3) AFP – 26/4

Après une année d’une crise profonde ponctuée de violences, l’économie du Burundi est aujourd’hui sinistrée sous les effets combinés du blocage politique en cours et des sanctions de la communauté internationale, qui font désormais de ce pays le plus pauvre du monde.

« L’économie commençait à se stabiliser, l’inflation était maîtrisée et avec une croissance moyenne de quelque 4,5 % depuis plusieurs années, le Burundi semblait sur la bonne voie. Mais la crise actuelle a eu des effets catastrophiques, notamment sur les finances publiques et le secteur formel », analyse un professeur d’économie de l’Université du Burundi, sous couvert d’anonymat.

Le Burundi s’efforçait de sortir d’une longue guerre civile (1993-2006) qui avait fait plus de 300 000 morts et ruiné son économie. Mais l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza, fin avril 2015, pour un troisième mandat jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp, a tout remis en cause.

La récession a fait son retour. L’économie burundaise a connu une croissance négative de 7,4 % en 2015, selon le FMI. La crise a eu un impact direct sur des secteurs clés. « Le secteur de l’hôtellerie est totalement sinistré. Je n’ai gardé qu’un dixième de mon personnel parce que c’est impossible de mettre tout simplement la clé sous la porte, à cause de mon investissement et des crédits bancaires contractés », se lamente pour l’AFP et sous couvert d’anonymat le propriétaire d’un grand hôtel de Bujumbura. Durant les quatre premiers mois de la crise, il n’a eu que deux clients pour plus de 50 chambres, assure-t-il. Aujourd’hui, la plupart des hôtels de Bujumbura ont fermé ou ont fortement réduit leur personnel.

« Cela a fortement impacté toutes les banques, qui ont financé la construction de dizaines d’hôtels car le secteur était porteur depuis plusieurs années et aujourd’hui, plus personne ne les rembourse », explique le professeur d’université.

Encore classé troisième pays le plus pauvre du monde en 2014, le Burundi est devenu le dernier de la classe en 2015 avec un PIB de 315,2 dollars par habitant, selon le FMI.

Après les pays occidentaux, principaux donateurs bilatéraux, l’Union européenne (UE) a officiellement suspendu le 14 mars son aide directe. Principal bailleur de fonds du pays, elle espérait ainsi faire pression sur le gouvernement pour qu’il entame un véritable dialogue avec l’opposition.

« Le coup a été très rude pour le pouvoir, même s’il a cherché à minimiser son impact », juge un diplomate européen sous couvert d’anonymat: « Le budget a été réduit de 25%, les recettes publiques sont en baisse… » « Il est clair que la récession est là et on en voit les effets » même si, reconnaît-il, « il n’y a pas eu d’effondrement » du système.

Les infrastructures se dégradent et ne sont pas réparées. Des routes et ponts se sont effondrés pendant la saison des pluies, même au coeur de la capitale.

Pour la première fois depuis la création de l’Université du Burundi en 1964, le petit-déjeuner a été supprimé depuis février dans les restaurants universitaires. Les étudiants n’ont même plus droit à la viande. Enfin, le gouvernement exige désormais des organisations burundaises et des ONG internationales de domicilier leurs comptes en devises auprès de la banque centrale, une mesure décriée par les Etats-Unis.

Toutefois, nuance Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group, il existe « deux économies parallèles au Burundi : l’économie formelle très concentrée à Bujumbura et l’économie rurale, peu monétisée, à la limite de la survie et qui concerne la majorité des Burundais », environ 90% de la population. « Ce clivage signifie que l’économie (rurale) de subsistance ne souffre pas autant que l’économie formelle (de la capitale) en ce moment », souligne-t-il.

Bien que moins affecté, le monde rural, déjà en proie à une pauvreté extrême, est aussi touché en raison des coupes dans les programmes publics de santé, d’éducation et d’infrastructures. « Jusqu’ici, le gouvernement burundais s’en est sorti en ayant recours à des expédients tels que des coupes dans les budgets sociaux, la main tendue vers certains pays amis ou le recours à la planche à billets, mais la situation est en train de devenir critique », remarque, sous couvert d’anonymat, un haut fonctionnaire de l’ONU en poste à Bujumbura. « La question qui se pose aujourd’hui est de savoir jusqu’à quand le pouvoir de Nkurunziza va pouvoir tenir. Jusqu’à quand? », se demande-t-il.

(BUR_3_1) AFP – 29/4

Quatre civils et un soldat ont été tués et trois autres personnes ont été blessées lors de l’attaque d’un bar du quartier de Musaga dans le sud de Bujumbura, la capitale du Burundi, a déclaré la police.

“Hier vers 22h00, un groupe de quatre criminels armés portant de longs manteaux sont entrés dans un bar de Gitaramuka (un sous-quartier) dans le quartier de Musaga. Ils se sont mis à tirer sur les clients, cinq personnes dont un soldat ont été tuées et trois autres personnes ont été blessées”, a déclaré Moïse Nkurunziza. Il y aurait deux femmes et un enfant parmi les victimes, a-t-il précisé.

Les “criminels armés” – la terminologie officielle désignant les membres des nouvelles rébellions nées de la contestation du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza – ont fui avant l’arrivée des forces de l’ordre, a-t-il ajouté.

Justice, Droits de l’homme…

(BUR_4) AFP – 25/4

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda a annoncé lundi l’ouverture d’un examen préliminaire, étape préalable à une enquête, sur les violences commises au Burundi depuis avril 2015.

Après avoir examiné des rapports “faisant état de meurtres, d’emprisonnements, d’actes de torture, de viols et autres formes de violence sexuelle…”, Fatou Bensouda a conclu que ces actes “semblent relever de la compétence de la Cour”. “J’ai par conséquent décidé d’entamer un examen préliminaire en ce qui concerne la situation qui prévaut au Burundi depuis avril 2015”, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Un examen préliminaire sert à déterminer s’il existe une “base raisonnable” pour ouvrir une enquête, a-t-elle précisé : “le procureur est tenu d’analyser en particulier les questions liées à la compétence, à la recevabilité et aux intérêts de la justice”.

“Depuis avril 2015, je suis de près la situation au Burundi et j’ai exhorté, à plusieurs reprises, toutes les parties impliquées à ne pas céder à la violence”, a ajouté Mme Bensouda : “je les ai prévenues que les personnes qui commettraient des crimes relevant de la compétence de la CPI pourraient être tenues responsables à titre individuel”. “Aucun délai n’est fixé par le Statut de Rome (le traite fondateur de la CPI, ndlr) s’agissant de la suite à donner à un examen préliminaire”, a précisé la procureure. Des examens préliminaires ont pour l’instant été ouverts en Afghanistan, en Colombie, en Guinée, en Irak, au Nigeria, en Palestine et en Ukraine.

Lire aussi sous :

http://www.rtl.be/info/monde/international/burundi-la-fidh-et-amnesty-pressent-la-communaute-internationale-d-agir-813350.aspx

http://www.irinnews.org/analysis/2016/04/26/road-ahead-icc-burundi?utm_source=IRIN+-+the+inside+story+on+emergencies&utm_campaign=93a2a4ed3d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN_ENGLISH_AFRICA&utm_medium=email&utm_term=0_d842d98289-93a2a4ed3d-29266297

http://www.rfi.fr/emission/20160429-kanyana-burundi-moment-1-800-prisonniers-deja-liberes-justice-ong-nkurunziza-droit

Relations extérieures

(BUR_5) Belga – 25/4

Le président angolais José Eduardo dos Santos s’est engagé à faire usage de son autorité afin de ramener le régime burundais à la table des négociations avec l’opposition, a indiqué lundi le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders.

M. dos Santos, au pouvoir sans discontinuer depuis 1979, préside actuellement la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) et son pays siège jusqu’à la fin de l’année comme membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Il peut “donc jouer un rôle important” dans la région, a souligné M. Reynders après un entretien avec le chef de l’Etat angolais au palais présidentiel de Luanda. “Je pense qu’il y a vraiment à Luanda une volonté de relancer ce dialogue au Burundi”, a ajouté le chef de la diplomatie belge.

Les pourparlers entre le pouvoir et l’opposition devraient reprendre le 2 mai à Arusha (Tanzanie), sous l’égide du nouveau médiateur-adjoint dans la crise burundaise, l’ex-président tanzanien, William Benjamin MKapa.

C’est “une lueur d’espoir”, a commenté lundi M. Reynders, jugeant important que reprennent un dialogue entre Bujumbura et son opposition actuellement en exil et que le président Pierre Nkurunziza accepte à la fois les observateurs de l’Union africaine et une force de police chargée de les protéger.

(BUR_6) RFI – 26/4

Le facilitateur dans la crise burundaise, l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, s’apprête à relancer le dialogue pour tenter de mettre fin aux violences. Il vient de donner rendez-vous aux protagonistes du conflit burundais en début de semaine prochaine, deux mois après sa nomination le 2 mars pour prêter main-forte au médiateur ougandais, le président Yoweri Museveni, alors que ce processus était en panne. Mais beaucoup de zones d’ombre demeurent, alors que cela fait un an aujourd’hui que le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis l’annonce par le président Pierre Nkurunziza de se représenter à un 3e mandat.

L’ancien président tanzanien annonce la reprise du dialogue interburundais en panne depuis des mois du 2 au 6 mai à Arusha dans le nord de la Tanzanie, une ville qui a abrité les négociations qui ont abouti en 2000 à un accord de paix qui a mis fin à la guerre civile au Burundi.

Jusqu’ici, la reprise des pourparlers de paix s’est heurtée au refus du gouvernement burundais de s’asseoir à la même table que le Cnared, qui regroupe la quasi-totalité des partis d’opposition, de discuter du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza ou encore, d’aller négocier dans la ville-symbole d’Arusha.

Que va-t-il se passer cette fois ? La présidence burundaise assurait il y a deux jours ne pas encore être au courant de cette relance, alors que l’opposition regroupée au sein du Cnared exige d’être invité sous ce label.

Pour le moment, « la situation est encore confuse » reconnaît une source proche de la médiation. Les invitations commencent à peine à être envoyées, l’agenda de ces cinq jours de discussion n’est pas connue : cette source reconnaît que « le défi est immense sur le plan de l’organisation ».

Le facilitateur tanzanien a donc prévenu, il espère que « toutes les parties prenantes » seront présentes à cette session, qu’il qualifie lui-même d’ « inaugurale ». Mais les nouvelles rébellions burundaises ne seraient pas invitées selon un diplomate onusien, qui estime que « le chemin est encore long avant un accord de sortie de crise », alors que le Burundi vient d’entrer dans sa deuxième année de turbulences politico-sécuritaires.

Lire aussi sous :

http://information.tv5monde.com/en-continu/burundi-le-gouvernement-veut-etre-consulte-avant-la-relance-du-dialogue-interburundais

http://www.rfi.fr/afrique/20160427-burundi-dialogue-reprendre-blocages-demeurent-mkapa-cnared-minani

(BUR_7) RFI – 28/4

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni à l’initiative de la France, ce mercredi 27 avril, pour discuter des recommandations du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon pour le déploiement d’une force de police au Burundi. Mais les divergences sont encore trop profondes entre les cinq membres permanents et c’est le statu quo qui prévaut.

Il n’y a plus de temps à perdre. C’est en substance le message de l’envoyé spécial des Nations unies au Burundi Jamel Benomar aux 15 membres du Conseil de sécurité, incapables pour l’instant de s’entendre sur l’envoi d’une force de police. « La crise pourrait être à un tournant », a-t-il alerté. Les assassinats ciblés de cette semaine lui font craindre une intensification du conflit. Et les atermoiements du Conseil de sécurité sur l’envoi de policiers ne risquent donc pas d’envoyer un message de sérieux aux autorités de Bujumbura.

Les Américains restent convaincus qu’il faut envoyer au moins 3 000 policiers, l’option la plus haute recommandée par le secrétaire Ban Ki-moon. Mais cette option est dans les faits totalement irréaliste, du fait de la réticence du gouvernement de Pierre Nkurunziza qui a répété plusieurs fois qu’il tolérerait au maximum quelques dizaines d’observateurs, une solution que soutiennent la Russie et la Chine.

Les Français et les Néo-zélandais se sont pour leur part officiellement prononcés pour l’option moyenne de 228 policiers qui travailleraient de concert avec les responsables des droits de l’homme et les observateurs de l’Union africaine. Il faut, d’après eux, constituer une masse critique de personnels onusiens dans le pays pour ensuite capitaliser dessus et tenter de ramener le calme, plus d’un an après le début de la crise politique. Mais face aux divergences, c’est le statu quo qui a le plus de chance de l’emporter.

RDC

Sécurité, Armée…

  • Kivu

(RDC_1) Radio Okapi – 22/4

La société civile a enregistré une vingtaine d’attaques et vols armés depuis le début de ce mois dans la ville de Beni au Nord-Kivu. Selon son président, Gilbert Kambale, les hommes armés entrent nuitamment dans les maisons et boutiques et arrachent de l’argent, des téléphones portables ainsi que d’autres biens de valeur aux habitants. La société civile demande aux autorités de prendre des mesures pour mettre fin au banditisme à Beni.

Du côté de la police nationale congolaise (PNC), l’inspecteur urbain de Beni, le colonel Flamand Baliwa Ngoy, assure que des dispositions sont déjà prises pour sécuriser les populations civiles. Il affirme que deux bandits ont été blessés et deux autres capturés au cours d’une intervention de police.

Pour sa part, la police de la Monusco annonce des patrouilles mixtes avec la police congolaise ainsi que l’activation des postes de sécurité pour faire face au banditisme urbain à Beni.

(RDC_2) Radio Okapi – 23/4

Au total, dix-neuf miliciens du groupe Raïa Mutomboki d’un certain Kaleba ont quitté volontairement la brousse et se sont rendus à la base des FARDC en secteur Bakano dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu). Ils viennent d’Isangi et ont été transférés à Itebero. Ces derniers s’ajoutent aux trois autres éléments Raïa Mutomboki qui proviennent de Ntoto, ont précisé des sources militaires samedi 23 avril.

«Il y a dix-neuf éléments qui se sont rendus. La sensibilisation a eu lieu et ça continue. Nous espérons que d’autres vont emboîter le pas», a déclaré l’administrateur du territoire de Walikale, Marie-Claire Bangwene. Cette reddition est le résultat de la sensibilisation faite par toute la population, les autorités ainsi que les chefs locaux de Walikale depuis le mois de mars dernier, a-t-elle indiqué.

Marie-Claire Bangwene a par ailleurs réaffirmé la satisfaction de la population locale: «La population a une grande joie du fait que ces jeunes gens qui sont dans la forêt, parfois tracassent leurs familles, et puis c’est une grande perte dans les familles de Walikale de voir que les jeunes gens, au lieu d’aller à l’école, ils se donnent aux groupes armés. C’est vraiment une grande joie pour notre population de voir que notre sensibilisation commence à produire des fruits et les jeunes commencent à sortir.»

Depuis le début de la semaine, les combattants appartenant à la milice Raïa Mutomboki quittent volontairement la brousse pour se rendre dans des bases des FARDC. Selon la même source, les habitants de Walikale espèrent, par ce processus, le retour de la paix et de la sécurité dans leurs entités.

La sensibilisation continue, a affirmé Marie-Claire Bangwene, soulignant le souhait de la population de voir tous les fils de ce territoire, qui sont encore dans les rangs des milices locales dans la forêt, déposer les armes pour regagner la vie communautaire ou rejoindre l’armée loyale.

(RDC_2_1) Radio Okapi – 29/4

Trois personnes sont mortes et trois autres personnes ont été blessées dans la nuit du mercredi à jeudi 28 avril, lors d’une attaque armée contre une position des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la localité de Mulamba, en territoire de Masisi (Nord Kivu). Des sources locales qui livrent cette information attribuent cet acte à un groupe des combattants Nyatura.

Les assaillants auraient par ailleurs reçu le soutien des FDLR dans cette attaque, ont ajouté des sources administratives locales.

Pour sa part, l’armée fait état de l’enlèvement d’un militaire FARDC durant l’assaut.

Les combattants Nyatura auraient mené cette attaque en représailles aux actions du commandant de la police de Mulamba.

À en croire les autorités coutumières sur place, le chef de la police de cette localité se serait attiré la foudre des ténors de ce groupe armé après qu’il a poursuivi avec son unité, un groupe des combattants Nyatura en brousse avant de les tabasser et arracher une chèvre de leurs mains.

Pour l’instant, les blessés sont pris en charge à l’hôpital de Masisi.

L’armée de son côté est à la recherche du militaire enlevé, renseignent des sources concordantes.

Vie politique…

(RDC_3) AFP – 22/4

Neuf militants d’un parti d’opposition congolais arrêtés mercredi lors de heurts avec les forces de l’ordre à Lubumbashi ont été condamnés vendredi à des peines de deux à dix ans de prison au terme d’un procès en “flagrance” (flagrant délit).

Ces membres de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l’opposant Gabriel Kyungu wa Kumwanza, figure politique de la région du Katanga, ont été jugés et condamnés dans la nuit de jeudi à vendredi pour “vol”, “destruction et rébellion”, par le tribunal de grande instance de Lubumbashi! , a-t-on indiqué au greffe de cette cour.

Les prévenus avaient été arrêtés mercredi dans la deuxième ville du Congo après des heurts entre la police et quelques centaines de militants de l’Unafec en colère après la dégradation la veille de locaux du parti. Pour l’Unafec, ces dégâts ont été causés par des individus soutenus par le pouvoir.

L’avocat de l’Unafec, Me Ruphin Ekele, a reconnu que les prévenus, membres du parti, avaient bien saccagé un bistrot, comme les en accuse le ministère public, mais a nié que ses clients se soient rendus coupables de vol. Selon lui, le tribunal a assimilé à une “rébellion” le soutien manifesté publiquement par les prévenus à une candidature à la présidentielle de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, ce qui a été confirmé de source judiciaire. Me Ekele a accusé le tribunal d’avoir eu “déjà une décision en poche” avant même l’ouverture du procès qu’il a qualifié de “hautement politique”.

Accusé d’être civilement responsable des dégâts causés par ses partisans, M. Kyungu a été condamné – en son absence – au paiement de 10 millions de francs congolais (environ 10.900 dollars) de dommages-intérêts au propriétaire du bistrot saccagé. M. Kyungu et les 9 autres condamnés – incarcérés à l’issue du procès – ont tous interjeté appel, selon Me Ekele.

L’Unafec est membre du G7, groupe de sept partis passés de la majorité à l’opposition au président Joseph Kabila en septembre. Fin mars, le G7 avait demandé à M. Katumbi à se présenter à la présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l’année.

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/04/22/actualite/politique/lubumbashi-5-policiers-blesses-dans-les-echauffourees-avec-des

http://www.radiookapi.net/2016/04/23/actualite/politique/rdc-le-g7-appelle-la-monusco-garantir-la-securite-de-moise-katumbi

(RDC_4) Belga – 23/4

L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe, un potentiel candidat à la présidence, a appelé samedi la population de Lubumbashi à participer dimanche à un “large meeting pacifique” à la suite de l’arrestation de son ancien chef de cabinet, a annoncé samedi son entourage.

M. Katumbi a, dans un communiqué adressé à l’agence Belga, condamné les “nouvelles dérives totalitaires du pouvoir” en citant notamment le saccage mardi du siège de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec), parti de l’opposant Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Il évoque également l’arrestation de son ancien directeur de cabinet – lorsqu’il était gouverneur de la grande province du Katanga, avant sa scission l’an dernier en quatre entités -, le professeur Huit Mulongo Bampeta, qui a passé la nuit dans les locaux de l’Agence nationale de renseignement (ANR) avant d’être transféré samedi après-midi à la Cour d’ordre militaire.

“Cette arrestation violente et arbitraire a été dénoncée par l’ensemble des forces démocratiques de la RDC et observateurs internationaux”, a souligné M. Katumbi, qui a rendu visite samedi à son ancien bras droit.

Pour dénoncer ce qu’il présente comme des dérives antidémocratiques inacceptables et rappeler aux autorités leur obligation envers le peuple congolais qui attend la tenue des élections présidentielle et législatives dans les délais constitutionnels, M. Katumbi a invité la population à un large meeting dimanche à 14h00 à Lubumbashi, conclut le communiqué

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/04/23/actualite/politique/moise-katumbi-le-professeur-mulongo-ete-arrete-parce-que-jai-un

http://www.rfi.fr/afrique/20160424-rdc-multipartisme-g7-manifestations-mulongo-katumbi-tensions-annoncees

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-kabila-katumbi-la-guerre-est-declaree/

(RDC_5) Radio Okapi – 24/4

Depuis Kinshasa, Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial du président Joseph Kabila en matières de sécurité passé à l’opposition, dénonce l’arrestation tôt ce dimanche 24 avril matin à Lubumbashi de ses deux fils. Il s’agit d’«un montage ridicule et des méthodes dépassées depuis le Moyen-âge», a affirmé le président du Mouvement social pour le renouveau (MSR), un parti membre de la plateforme G-7.

Selon Pierre Lumbi, les agents des renseignements sont allés perquisitionner dans l’une des chambres de l’hôtel où travaillent ses enfants et ont dit avoir trouvé cinq armes dans une valise d’un client. «C’est un montage ridicule et des méthodes dépassées depuis le Moyen-âge. Qu’est-ce que vous voulez que nous on fasse avec des armes ? Mes enfants ne sont pas des politiques. Ils n’ont jamais fait la politique. Ils ne savent pas ce qu’une arme», a soutenu le président du MSR.

(RDC_6) Radio Okapi – 24/4

La Dynamique de l’opposition a tenu son meeting, quoique interdit par le gouvernement provincial, dimanche 24 avril devant le Stade des Martyrs à Kinshasa. Les intervenants ont donné deux messages à l’assistance: élection présidentielle en novembre 2016 et alternance au pouvoir. Aucun incident n’a été signalé jusqu’à la fin de cette manifestation.

Les différentes interventions des leaders de la Dynamique de l’opposition étaient entrecoupées par des slogans du public, appelant à l’alternance politique en RDC. Ils ont maintes fois cité le nom du président Joseph Kabila, dont le dernier mandat constitutionnel doit expirer en décembre 2016.

Les élections doivent être organisées en novembre et il doit y avoir alternance au pouvoir, ont martelé les intervenants. À cette occasion, ces derniers ont également appelé à plus d’indépendance la Cour constitutionnelle, récemment saisie par la Majorité présidentielle en interprétation notamment de l’article 70 de la constitution qui limite le mandat du chef de l’Etat.

Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), a déclaré : «Nous disons aux juges de la Cour constitutionnelle, ils sont neuf au total, qu’ils fassent attention, qu’ils ne se substituent pas à l’ensemble du peuple congolais pour donner au président de la République et sa Majorité présidentielle un référendum déguisé. Nous sommes donc venus pour dire au peuple: soyez vigilants! Mettre la pression sur la Cour constitutionnelle, mettre la pression sur le président de la République et sa Majorité présidentielle pour lui dire qu’il n’y a rien qui soit au-dessus de la Constitution, de la volonté du peuple.»

Ce meeting non autorisé devant la Stade de Martyrs s’est déroulé sans incident. Seulement, il a perturbé la circulation sur l’avenue de l’Enseignement envahie par les militants de la Dynamique de l’opposition.

Lire aussi sous :

http://www.romandie.com/news/Presidentielle-en-RDC–lopposition-invite-a-accentuer-la-pression-sur-le-pouvoir/697638.rom

http://www.rfi.fr/afrique/20160424-rdc-meeting-opposition-kinshasa-lubumbashi-commemoration

(RDC_7) AFP – 25/4

L’opposant congolais Moïse Katumbi Chapwe, un potentiel candidat à la présidence, a dénoncé lundi l’usage de la violence par les autorités afin de l’empêcher de tenir le meeting politique qu’il organisait dimanche à Lubumbashi. “Malheureusement, encore une fois, je dois déplorer les atteintes aux libertés et les violences inacceptables dont nous avons été victimes. Nous marchions pacifiquement vers le lieu de notre meeting, afin de nous exprimer démocratiquement, comme l’opposition a pu le faire à Kinshasa, à Bukavu et à Goma mais ici, à Lubumbashi, les autorités ont décidé de nous en empêcher et d’user de la violence pour cela”, a-t-il indiqué dans un communiqué reçu à Bruxelles.

“Nul ne peut accepter que la liberté d’expression politique soit ainsi bafouée”, a ajouté M. Katumbi, un ex-gouverneur de l’ancien grande province du Katanga.

Quatre étrangers dont un Américain, proches de M. Katumbi, ont été arrêtés dimanche lors d’une manifestation contre le pouvoir à Lubumbashi, puis transférés à Kinshasa.

“Ces nouvelles arrestations de mes proches constituent encore des signaux alarmants sur la situation de l’Etat de droit dans notre pays”, a poursuivi M. Katumbi. “Mon message aux autorités est donc clair: rien ne pourra affaiblir notre combat pacifique pour la démocratie. La répression, les intimidations, l’acharnement ne font que renforcer notre action et la justifient chaque jour un peu plus”, a-t-il encore affirmé.

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/04/25/actualite/politique/rdc-la-police-empeche-moise-katumbi-de-tenir-son-meeting

http://www.voaafrique.com/a/quatre-etrangers-dont-un-americain-arretes-a-lubumbashi-en-rdc-durant-les-manifestations/3301385.html

http://www.radiookapi.net/2016/04/26/actualite/securite/lubumbashi-la-police-nationale-nie-avoir-tire-sur-les-sympathisants-de

http://www.radiookapi.net/2016/04/26/actualite/justice/des-membres-de-la-garde-de-katumbi-arretes-lubumbashi-ont-ete

(RDC_8) Radio Okapi – 26/4

Le siège de l’Union nationale des démocrates et fédéralistes (UNADEF), situé dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi (Haut-Katanga) a été incendié, mardi 26 avril dans la matinée, par des inconnus.

Le président fédéral de ce parti de l’Opposition à Lubumbashi, Christian Mwando a attribué cet acte «criminel» au pouvoir en place qui, selon lui, veut décourager l’UNADEF à poursuivre son combat politique.

«Nous voulons dénoncer un incendie criminel qui s’est produit entre 2 heures 30 et 2 heures 40 du matin. Les voisins du siège qui sont dans une église ont constaté qu’il y a des individus qui ont cassé les vitres du siège de l’UNADEF dans la commune de la Kenya. Ils y ont aspergé du carburant et jeté des flambeaux pour que le siège prenne feu», a-t-il fustigé.

Christian Mwando a déploré la recrudescence de la violence contre les partis politique de l’opposition et l’indifférence des services de sécurité postés aux environs du siège de l’UNADEF. Le président fédéral de l’UNADEF à Lubumbashi a également déploré l’escalade de la violence dans cette partie du pays. «Nous regrettons que cette situation se produise au soir même où nous avons déposé une demande de meeting pour le lundi de la semaine prochaine (NDLR, le 2 mai)», a ajouté Christian Mwando.

L’incendie du siège de l’UNADEF s’est produit six jours après les attaques perpétrées contre les sièges de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) à Kinshasa et à Lubumbashi.

(RDC_9) Belga – 26/4

Les Congolais en ont marre des palabres et veulent des élections et du changement, ont indiqué mardi trois membres du groupe d’opposants “Dynamique de l’opposition”, au cours d’une rencontre avec le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, avec lequel ils ont évoqué la situation politique compliquée du Congo.

Le trio a aussi précisé que l’opposition soutiendrait un candidat unique à la présidentielle. “Nous allons devoir mettre nos egos de côté”, a dit le président d’Ecidé, Martin Fayulu. Dynamique, ainsi qu’une autre plate-forme réunissant des partis d’opposition baptisée le G7, appellent la communauté internationale à discuter avec toutes les parties “des modalités de l’organisation des élections présidentielle et législatives, dans le but d’assurer une passation de pouvoir pacifique”.

Afin de désigner un candidat unique pour l’opposition, Dynamique souhaite organiser des primaires, une idée déjà proposée précédemment par l’ancien et très populaire gouverneur du Katanga Moïse Katumbi. “Il est essentiel que nous serrions les rangs et présentions un candidat unique”, a poursuivi Delly Sesanga (Envol).

Les partis composant Dynamique ne veulent pas réitérer l’erreur commise lors des présidentielles de 2006 et 2011, lorsque plusieurs candidats s’étaient présentés face à Kabila. “Nous devons encore déterminer comment organiser ces primaires, il faudra établir des critères”, a estimé M. Fayulu, précédemment désigné candidat par son parti. “Katumbi constituera certainement l’une des options les plus sérieuses”.

Dynamique a aussi demandé à M. Reynders de faire pression sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour qu’elle fasse l’annonce des élections au plus tard le 20 septembre. “Nous avons appris de la bouche du ministre que la Ceni annoncerait demain/mercredi une proposition de calendrier électoral”, a ajouté Delly Sesanga (Envol). De ce calendrier dépend l’éventuel soutien de la communauté internationale aux élections. “Et le 20 septembre constitue la deadline pour pouvoir tenir des élections fin novembre”, selon Tatcher Lusamba (Radeco). “Si la date de fin novembre ne peut être atteinte, les élections ne pourront être repoussées de plus de 120 jours au-delà de ce moment, le président du Sénat assurant alors l’intérim au poste présidentiel”. “Cette élection présidentielle est un rendez-vous des plus importants”, a encore dit Martin Fayulu. “Le Congo est resté trop longtemps, depuis l’indépendance, le pays des rendez-vous ratés. Nous nous devons cette fois d’être là au rendez-vous et ce pourrait être possible via ce dialogue que nous proposons. La population ne veut pas du dialogue de Kabila. Et l’on ne peut négliger la volonté du peuple, il y a un ‘potentiel colère'”.

(RDC_10) Radio Okapi – 27/4

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi réclame « la paternité » de la liste de l’opposition au comité préparatoire du dialogue. L’opposition doit être représentée par douze personnes au sein de ce comité qui comptera 30 membres.

« L’UDPS qui a été l’un des fers de lance des discussions qui ont amené au dialogue réclame la paternité de cette liste. Ça ne signifie pas que nous voulons que tous les douze doivent être de l’UDPS. Mais nous voulons répondre de la présence de chacun d’entre eux », précise Félix Tshisekedi, secrétaire national en charge des relations extérieures du parti. Pour Félix Tshisekedi, « il y a des opposants qui n’en sont pas ».

L’UDPS dit ne pas vouloir des opposants qui réclament une transition dans le comité préparatoire du dialogue. « Aujourd’hui, nous avons des gens qui se réclament de l’opposition et qui se trouvent au gouvernement. Il y a des opposants qui ont déjà fait des déclarations en disant que le dialogue va accoucher d’une période de transition qui sera dirigée par Joseph Kabila. Nous ne nous inscrivons pas dans cette logique. Et nous ne voulons pas de ce genre d’opposants dans nos rangs », fait savoir Félix Tshisekedi.

La mise en place du comité préparatoire du dialogue annoncée pour la semaine du 11 avril n’est toujours pas intervenue. Ce comité doit comprendre 30 membres (12 de l’opposition, 12 de la majorité et 6 de la société civile). Les travaux de ce comité préparatoire doivent précéder le début effectif du dialogue annoncé par le chef de l’Etat pour permettre l’organisation des élections apaisées.

Des sources proches de la facilitation interrogées par Radio Okapi disent attendre le retour du facilitateur Edem Kodjo d’Addis-Abeba pour faire le point sur la mise en place du comité préparatoire du dialogue.

(RDC_11) Radio Okapi – 28/4

Le ministre d’Etat au Budget, Michel Bongongo, a annoncé mercredi 27 avril à Kinshasa que le gouvernement allait allouer à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’ici la fin du mois 30 millions de dollars américains pour le compte de la première tranche du second trimestre.

« Quelles que soient les difficultés que nous avons, le gouvernement veut absolument que la Ceni ait les moyens nécessaires pour organiser ces élections », a-t-il déclaré au cours de la réunion du comité de partenariat d’appui au cycle électoral en RDC.

Un comité qui réunit des membres du bureau de la Ceni, le gouvernement congolais, les ambassadeurs et chef des missions diplomatiques accrédités en RDC ainsi que plusieurs organisations internationales.

Le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU en RDC, Mamadou Diallo, a déclaré que tous les partenaires de la RDC étaient mobilisés pour accompagner la Ceni afin de «permettre aux Congolais de se retrouver dans quelques mois dans le cadre des élections».

Pour sa part, l’ambassadeur de l’Union Européenne, Michel Dumond, a estimé qu’un consensus politique issu d’un dialogue inclusif ouvrirait la voie à l’aide extérieure. « Dès lors que nous aurons cet accord politique permettant un calendrier consensuel, réaliste et global, l’Union européenne [va faire part] de sa disponibilité d’appuyer le processus électoral », a-t-il indiqué.

Le président de la Ceni, Corneille Nangaa, a annoncé, de son côté, que son institution va tester le 7 mai prochain le matériel pour la révision du fichier électoral.

Relations extérieures

(RDC_12) Belga – 23/4

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé samedi le président de la RDC Joseph Kabila à apaiser les tensions politiques afin d’ouvrir la voie à des élections pacifiques et crédibles, conformément à la Constitution, a rapporté la radio onusienne Okapi. M. Ban a fait passer ce message au cours d’un tête-à-tête avec M. Kabila samedi à New York, où le président congolais séjournait pour la signature de l’accord de Paris sur le climat conclu en décembre dernier lors de la conférence des Etats parties (COP-21), selon des sources proches de la présidence.

Le secrétaire général de l’ONU a également encouragé les autorités congolaises à poursuivre un dialogue stratégique avec la Mission de l’ONU en RDC (Monusco), y compris pour l’élaboration conjointe d’une stratégie de sortie pour la mission onusienne – réclamée par Kinshasa.

Cette rencontre entre MM. Ban et Kabila est intervenue trois semaines après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2277, qui appelle Kinshasa à tenir rapidement des élections libres et crédibles, et à tenir un dialogue politique.

Lire aussi sous :

http://www.radiookapi.net/2016/04/24/actualite/politique/rdc-la-monusco-preoccupee-par-la-montee-des-tensions-politiques

(RDC_13) Belga – 26/4

La Belgique espère que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) boucle rapidement un calendrier exposant clairement les prochaines étapes à franchir en vue de l’organisation d’élections en RDC, a indiqué mardi le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders à l’issue d’une entrevue avec son homologue congolais Raymond Tshibanda. Ce dernier s’est dit d’accord avec son collègue belge mais a souligné que l’organisation d’élections est un processus compliqué. L’éventuel soutien des Occidentaux au processus électoral dépendra de ce calendrier.

“Ce serait bien plus facile de ne pas organiser d’élections, cependant nous prenons cette responsabilité”, a affirmé M. Tshibanda. “Mais cela nous place devant des défis supplémentaires”. M. Tshibanda a insisté sur l’organisation d’un dialogue politique, annoncé depuis longtemps mais toujours pas entamé. “Il doit réunir le plus de sensibilités possibles car le Congo est une démocratie”. Jusqu’ici, seul l’UDPS, le parti de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, s’est dit prêt à prendre part à ce dialogue. Les autres partis de l’opposition y voient une manoeuvre du régime pour maintenir le président Joseph Kabila plus longtemps que prévu au pouvoir – la constitution prévoyant que Kabila, à la tête du pays depuis 2001, quitte ses fonctions au plus tard à la fin de l’année.

Didier Reynders a appelé lui aussi à un dialogue politique. “Ce dialogue doit impliquer un maximum de monde mais doit aussi être court et concret”. Le ministre belge a également insisté sur l’importance pour tous les acteurs de disposer de suffisamment d’espace politique. Au cours des derniers jours et semaines, des manifestations d’opposants au régime -notamment l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi – ont été annihilées. De nombreux activistes ont été placés en détention. Didier Reynders a concédé qu’il “était plus compliqué” de garantir un espace politique suffisant en période préélectorale.

Lire aussi sous :

http://fr.metrotime.be/2016/04/27/news/il-est-temps-de-mener-des-discussions-sur-lorganisation-des-elections/

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