Grnds Lacs: Semaine du 26 mars au 1er avril 2016

RESUME : En RDC, la principale nouvelle de la semaine réside dans le déroulement des élections des gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces, élections que la majorité présidentielle a largement remportées, ce qui a donné lieu à des réactions en sens divers (RDC_9). L’autre nouvelle est l’appel des membres du G7 à Moïse Katumbi pour qu’il soit candidat en leur nom à la présidentielle, ce qu’une membre de la majorité estime prématuré puisque la calendrier électoral n’est pas encore fixé. L’intéressé, qui se trouvait à Bruxelles où il négocierait avec Etienne Tshisekedi et qui a annoncé qu’il donnerait bientôt sa réponse à cette proposition, a critiqué durement les élections des gouverneurs : toutes les candidatures soutenues par lui ont été invalidées (RDC_10) (RDC_11).

Dans le domaine de la sécurité, le mandat de la MONUSCO, qui connaîtra une diminution de 1.700 casques bleus, a été renouvelé pour un an. Les négociations ont été très difficiles sur la réduction des effectifs : la RDC souhaitait une réduction de moitié, mais ne l’a pas obtenue. Par ailleurs, le Conseil de sécurité a une nouvelle fois insisté pour la tenue d’élections crédibles. De son côté, la secrétaire générale du MLC a plaidé pour un soutien logistique de l’ONU pour que celles-ci puissent se tenir à la date prévue (RDC_13).

Sur le terrain, l’insécurité qui persiste dans l’est de la RDC justifie effectivement la prolongation de ce mandat. Au Nord Kivu, les bandes Maï-Maï se sont affrontées aux FARDC dans une région du territoire de Masisi où la MONUSCO est absente et où l’armée accuse les populations déplacées de complicité avec ces bandes (RDC_1) (RDC_5). Dans ce même territoire, les affrontements entre communautés hutu et hunde se sont également produits selon la société civile et les chefs coutumiers (RDC_6). Toujours au Nord Kivu, une attaque de présumés combattants de l’ADF a eu lieu dans plusieurs localités du territoire de Beni (RDC_3). Par ailleurs, à Goma, une violente manifestation a eu lieu dans la foulée de l’assassinat d’un chef de quartier (RDC_4).

Au Sud Kivu, un véhicule de l’ONG Caritas a été attaqué dans le territoire d’Uvira par des hommes armés non identifiés (RDC_2), tandis que dans le territoire de Kabare, des affrontements armés ont eu lieu entre les FARDC et les Raïa Mutomboki (RDC_6_1).

Dans l’ex-Province Orientale, les FARDC se sont une nouvelle fois affrontées aux miliciens du FRPI en Ituri (RDC_7), tandis qu’un accrochage a eu lieu entre l’armée et des braconniers étrangers (RDC_8).

Dans le domaine économique, plusieurs ONG réclament une révision du code minier qui n’est toujours pas à l’ordre du jour du Parlement et qui n’est pas acceptée par le gouvernement (RDC_12).

Au Burundi, la tension sécuritaire et politique est toujours à l’ordre du jour. Deux grenades ont été lancées sur un bus de la police (BUR_1), tandis que le parti au pouvoir met en cause l’Eglise catholique accusée d’ « activisme » (BUR_2). Dans le domaine de la justice, un collectif d’avocats a saisi la CPI et le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme pour exécutions extra-judiciaires (BUR_3) alors qu’une manifestation de prisonniers qui sont emprisonnés depuis plusieurs mois sans avoir pu voir un juge a eu lieu dans l’est du pays (BUR_4). On signale également la mort suspecte d’un ancien ministre et diplomate rwandais emprisonné et accusé de travailler pour le renseignement de don pays (BUR_6) ainsi que l’arrestation d’un humoriste burundais célèbre pour un sketch moqueur sur le président Nkurunziza (BUR_3_1).

Sur le plan diplomatique, le président Museveni, dont la réélection contestée par ses opposants a été avalisée par la Cour constitutionnelle (OUG_1), a repris les difficiles négociations pour tenter de résoudre la crise burundaise (BUR_5). Par ailleurs, la suspension de l’aide budgétaire de l’Union européenne, qui est l’une des plus importantes, pèse lourdement sur l’économie d’un pays très dépendant de l’aide extérieure. On apprend à ce propos que les soldats burundais du contingent de l’AMISOM ne seront plus payés via le gouvernement burundais, mais directement, les salaires de tous les contingents étant diminués de 20 % (BUR_7).

Au Rwanda, le tribunal militaire de Kigali a condamné jeudi à Kigali à 21 ans et 20 ans de prison l’ancien chef de la garde présidentielle et un général en retraite pour « incitation au soulèvement » : ils avaient été arrêtés en août 2014. Ce verdict est condamné par Human Rights Watch qui y voit une atteinte à la liberté d’expression (RWA_1)

EURAC

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